Bonjour à tous,
@Gerda,
Arrêter de fumer, c’est un peu comme renoncer à un mauvais ex : on respire mieux, on dort mieux, on vit mieux… mais il laisse parfois traîner deux ou trois kilos de souvenirs sur les hanches, histoire de rappeler qu’il a existé.
Rien de dramatique : c’est juste ton corps qui redécouvre le luxe de fonctionner normalement, sans nicotine en chef de chantier. Ces petits kilos-là, ce ne sont pas des intrus, ce sont des invités temporaires — le temps que ton organisme se réorganise et que ta nouvelle vie prenne son rythme.
Tu as déjà gagné la bataille la plus noble : ta liberté. Le reste, c’est du réglage fin, presque de la cosmétique. Et franchement, entre une clope et un peu de douceur en trop, le choix est vite fait.
Pour en revenir à la malbouffe, il faut l’admettre, elle a un talent rare : transformer un plaisir de dix secondes en une catastrophe de vingt-quatre heures. Une vraie magicienne… mais du mauvais côté du spectacle. Tu croques, tu souris, et trois minutes plus tard tu te retrouves émotionnellement bancal, physiquement raplapla, avec l’énergie d’un chargeur contrefait. Pendant que le tabac recule enfin — les jeunes nous regardent d’ailleurs avec cette compassion polie qu’on réserve aux anciens combattants — l’industrie de la malbouffe, elle, avance comme une armée en promo permanente. Publicités tapageuses, portions gargantuesques, recettes conçues pour accrocher ton cerveau plus vite qu’un épisode de série avec une fin qui t’oblige à revenir la semaine d’après. Et toujours, en guise de bouclier moral, la fameuse “liberté de choix”. Liberté dont on soigne ensuite les dégâts, bien sûr, mais ça, c’est un détail.
Un jour, tout ça finira par se retourner contre eux. Parce qu’à la fin des histoires, même les plus tordues, les méchants ne gagnent jamais. Et surtout pas ceux qui mettent du sirop de glucose dans tout ce qui bouge 