Bonjour à tous,
Une rechute après 4 mois et 10 jours…
J’ai craqué.
J’ai fumé un paquet en deux jours. C’est presque ironique : moi qui fumais auparavant un paquet par jour, je me suis retrouvé à replonger presque instantanément. L’envie était irrésistible. Je n’ai pas su lui résister. Avec le recul, je crois que rien ni personne n’aurait pu m’arrêter à ce moment-là.
Et puis, je me suis ressaisi. C’est tellement bête, tellement absurde de gâcher tous ces efforts.
Hier, je suis allé à la pharmacie acheter des patchs et des bonbons à la nicotine. Il y en a 96 dans la boîte… ça m’a fait sourire. Une sacrée boîte, mais si elle peut m’aider à repartir sur de bonnes bases et à retrouver cette fierté qui m’a quitté depuis 48 heures, alors elle en vaut la peine.
On dit que la rechute fait partie du processus. J’essaie de m’en convaincre.
En revanche, une question me trotte dans la tête : est-ce que ces deux jours de rechute ont anéanti les bénéfices de plus de quatre mois sans tabac ?
Ce qui me frappe surtout, c’est la vitesse à laquelle les anciennes habitudes reviennent. Les fameux neurotransmetteurs, eux, semblent fonctionner à merveille… Il y a au moins quelque chose qui marche encore chez moi !
Je relis régulièrement les différentes étapes du rétablissement après l’arrêt du tabac : les 20 minutes, les 24 heures, les semaines, les mois… Ce document est devenu ma feuille de route depuis quatre mois. Pendant deux jours, je m’en suis complètement écarté.
Au fond, cette rechute m’a rendu profondément triste. Et, à la maison, personne n’est au courant. Pour ce nouveau départ, je ne pourrai en parler à personne. Je ne vais quand même pas annoncer que je me suis remis à fumer.
Le tabac a déjà été, par le passé, une source de tensions, de reproches et de conflits. Ils ont eu suffisamment de mal à me supporter pendant mon sevrage il y a quatre mois. Alors cette fois, je vais reprendre la route discrètement, sans faire de bruit.
J’espère simplement que, dans quelques mois, ces deux jours ne seront plus qu’une parenthèse. Une erreur de parcours, pas un retour en arrière.
Je vous souhaite un bon dimanche
Olivierr